De dévotions en processions, de confessions en absolutions, de bénédictions en adorations, de rébellions en dérisions … on a gagné l’éternité.
L’Arbitre veille, le sifflet à la main et le Sacré-Cœur impeccablement épinglé sur une tenue sans pli.
Pour lui, la beauté du jeu réside dans la conformité.
Le Bien, c’est la norme ; le Mal, c’est la déviance.
Il prône une harmonie universelle, mais c’est une paix sous condition : il tolère les joueurs tant qu’ils se fondent dans la masse et suivent le tracé rigide qu’il a dessiné.
Sous ses airs de garant du sacré, il surveille les moindres singularités comme des fautes techniques.
Pour ce gardien de la tradition, la différence n’est pas une richesse, mais une erreur de placement qu’il faut rectifier pour que le tableau reste parfaitement lisse.

